Exposition / Musée
Kristin Baker / Magnus von Plessen

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Deux jeunes artistes, l'une américaine et l'autre allemand, interrogent chacun à leur manière l'articulation du figuratif et de l'abstrait. Kristin Baker et Magnus von Plessen appartiennnent tous deux à une nouvelle génération de peintres, qui ont récemment émergé sur la scène artistique.
L'une débute son oeuvre dans le contexte new-yorkais, tandis que l'autre poursuit un travail de plusieurs années, entamé avec la photographie, au sein de la nouvelle scène d'Outre-Rhin. Kristin Baker s'intéresse au paysage comme lieu où se déroule le spectacle de la société contemporaine. Magnus von Plessen peint des espaces intimes en insistant souvent sur leurs qualités psychologiques.

Deux jeunes artistes, l'une américaine Kristin Baker et l'autre allemand Magnus von Plessen, interrogent chacun à leur manière l'articulation du figuratif et de l'abstrait.
Kristin Baker et Magnus von Plessen appartiennnent tous deux à une nouvelle génération de peintres, qui ont récemment émergé sur la scène artistique. L'une débute son oeuvre dans le contexte new-yorkais, tandis que l'autre poursuit un travail de plusieurs années, entamé avec la photographie, au sein de la nouvelle scène d'Outre-Rhin. Kristin Baker s'intéresse au paysage comme lieu où se déroule le spectacle de la société contemporaine. Magnus von Plessen peint des espaces intimes en insistant souvent sur leurs qualités psychologiques. Enfin si Magnus von Plessen se place volontiers dans la tradition de la peinture à l'huile sur toile, Kristin Baker utilise des grands formats en PVC sur lesquels elle peint avec des peintures acryliques et industrielles non conventionnelles.
Kristin Baker
Née en 1975 à Stanford, Connecticut (USA), vit et travaille à New York
Le monde de la course automobile semble totalement étranger à la peinture moderniste, telle qu'elle a pu être définie par Greenberg. Cependant Kristin Baker plaide de manière convaincante pour leurs retrouvailles. Elle peint, sur d'immenses formats, des sujets issus du monde de la Formule 1, tout en revendiquant sa filiation avec le modernisme américain de l'après-guerre. La notion de progrès est liée à ces deux univers. Elle est à la fois un fort argument esthétique, et sous tendue par la nécessité du constant renouvellement technologique des voitures de Formule 1. Pour Kristin Baker, ces deux univers - peinture et course automobile - sont liés à l'idée d'une lutte constante entre l'ordre et le chaos, l'accident et le contrôle.
Enfin si l'artiste montre par son travail sa forte affinité avec l'abstraction de l'Ecole de New York, elle concède entretenir une obsession similaire avec l'exaltation du progrès technologique et de la vitesse, proclamée par les Futuristes italiens au début du siècle dernier. Pour l'Espace 315, Kristin Baker crée un nouvel ensemble d'oeuvres, conçues spécifiquement pour l'espace de l'exposition. Ces nouvelles oeuvres, liées à l'architecture du lieu, tentent de brouiller les frontières entre l'autonomie du tableau et le divertissement pictural.
Kristin Baker a étudié à la School of the Museum of Fine Arts de Boston et achevé un Masters of Fine Arts à la Yale University de New Haven (atelier de Peter Halley). Elle a été remarquée dans plusieurs expositions de groupes, notamment à l'exposition Painting Report, au PS1 de New York en 2002. En 2003, Deitch Projects a montré son travail lors d'une exposition personnelle intitulée "Flat Out". C'est sa première exposition personnelle en Europe.
Magnus von Plessen
Né en 1967 à Hambourg (Allemagne), vit et travaille à Berlin. Après s'être intéressé à l'image photographique, Magnus von Plessen développe depuis cinq ans une oeuvre où seule domine la question de la peinture et la manière dont celle-ci peut traduire "des images intérieures".
Travaillant parfois à partir de photographies, les siennes le plus souvent, sa peinture dessine une trajectoire soigneusement articulée, depuis un premier petit portrait de femme aux contours fermement dessinés, l'Augustine hystérique de Charcot (1999), jusqu'à des tableaux de plus grand format, de plus en plus déconstruits.
A travers ses premiers portraits et autoportraits, ainsi que ses architectures, il a élargi sa touche, joué avec des parties blanches en réserve, pour construire des figures ou des sujets de moins en moins dessinés, induisant un trouble voulu et maîtrisé sur ce qui est vu. La prégnance sensuelle de la surface s'est affirmée, avec des larges rayures parallèles très visibles, souvent mélangées au fond apparent. Cette oeuvre, qui navigue entre abstraction et figuration, procure un sentiment de complexité et d'inachèvement, celui d'un monde intérieur où quelque chose semble toujours manquer.
Expositions personnelles au PS1, New York ; Neues Kunstmuseum Luzerner, Lucerne 2001 et au Kunstsammlung Nordrhein-Westfallen de Düsseldorf.
Il est entré récemment à la Galerie Barbara Gladstone à New York et est également représenté par la Galerie Konrad Fischer à Cologne et Mai 36 à Zurich.
Son oeuvre a été montrée à la dernière Biennale d'art contemporain de Venise (2003).
Il réalise sa première exposition en France dans l'Espace 315. L'oeuvre Sans Titre (Staircase) est entrée dans les collections du Centre Pompidou/Musée national d'art moderne grâce au Projet pour l'art contemporain des Amis du Mnam.
Quand
11h - 21h, tous les jours sauf mardis